Navigation Basta

MER Photos Flyer 2012 (76)

Passons tout de suite aux grands moments du week end: 5h 05 pour rejoindre Ramsgate de jetée à jetée par vent de travers, un spectacle d’effeuilleuses et la passion que Pascale s’est découvert pour les balises, surtout celles avec une cloche.

Depuis plusieurs semaines j’avais envie de profiter à fond de ces trois jours en allant à Ipswich, Le problème d’hélice et des vents mal orientés laissaient quand même des doutes sur la possibilité de le faire.

Le samedi a commencé avec Basta sous la grue, Arnaud, Catherine et Martine étaient venus en renfort. L’hélice bec de canard était bien cassée probablement la conséquence du moteur qui cale au ralenti et des passages marche avant marche arrière précipités de ce fait. Petit moment de panique, il nous restait une heure avant de devoir remettre le bateau à l’eau et nous n’arrivions pas à dégager ce qui restait de l’hélice. Heureusement Widad n’a pas son pareil pour se faire prêter du matériel et Arnaud a pu faire dans l’orfèvrerie à la tronçonneuse. Pendant ce temps les maniaques de la vitesse enlevaient les quelques algues et coquillages qui étaient revenus sur la carène.
A 17h nous passions les jetées, vent à 90° du cap pour Ramsgate, il y avait plus de vent que prévu.
Nous avons commencé par remonter un peu plus au nord pour se donner de la marge au cas où le vent tournerait. Deux heures à 8n de moyenne, François se régalait à la barre. Passé le rail nous avons abattu, cap au 100, moyenne 8,5n jusque 14,5 n dans les surfs.
Nous avons navigué dans un environnement sonore intéressant. Avec la nouvelle hélice ça siffle jusque 6n, entre 4 et 6 n se rajoute un bruit de pédalo, au dessus ça s’emballe. On devine la vitesse au son, ça a beaucoup plu à Pascale qui était en N°1, à partir de 10n elle prenait des éclaboussures dans la figure, le bruit lui a permis d’en éviter pas mal. Pendant ce temps Jean Marie s’entrainait à la navigation.
Nous sommes arrivés avant la nuit à Ramsgate, à 22h 05 nous franchissions les jetées.
Le temps d’amarrer, de plier les voiles, de demander les codes, de laisser l’équipage passer aux toilettes, nous sommes arrivés au pub après la fermeture des cuisines.
Notre soirée a été sauvée grâce au bistrot Belge et sa petite serveuse chinoise qui a su nous trouver une table et des pizzas. En prime nous avons eu le spectacle, c’est pour ça que le bistrot était plein.
Dodo à 4h, lever à 10h, nous avons pris notre temps et passé un moment riche en expériences gastronomiques en espérant que la pluie et la brume allaient se calmer. J’ai tenté le Kellogs dans la soupe et je dois dire que je recommencerai.
Tout en dégustant je me confortais dans l’idée de ne pas partir de bonne heure, 2n de courant dans les fesses et spi par Force 6, nous risquions d’avaler les 15 miles qui nous séparaient de Douvres en 1h 15, j’avais envie de faire durer le plaisir en attendant la renverse de courant.
Pour durer ça a duré.
Nous avons quitté Ramsgate à 15h et n’avons franchi les jetées de Douvre qu’à 21h. Entre deux le vent avait molli, était repassé Sud puis Sud ouest avec le courant contre.
Nous avons dû terminer au moteur.
Les grands bénéficiaires de la ballade ont été François et Jean Marie qui se sont perfectionné au pilotage sans GPS.
Encore une fois nous sommes arrivés tard pour les pubs.
Départ matinal lundi, mer plate. Un Pilote de Douvres est venu nous rendre visite pour nous rappeler que le contact VHF permanent avec la capitainerie est obligatoire jusque 1m des jetées.
Jean Marie et François se sont initiés à l’estime, sans GPS pendant que Widad et Pascale progressaient à la barre. Navigation tranquille au travers, avec du soleil, une mer assez plate, peu de vent au milieu des fous de Bassant. 8H pour rejoindre Dunkerque.

Encore un week end plein de surprises et de bonne humeur, mieux que ce que nous attendions pour samedi et lundi, moins bien dimanche. Pour Pascale et Widad c’était la première navigation loin des côtes, l’expérience leur a plu.
J’ai été content de voir chacun progresser. Une seule déception, je suis sûr que vous l’avez devinée: avoir tenu un spi prêt à être hissé pendant tout le weekend et n’avoir jamais eu un vent assez portant pour le mettre.

A une autre fois

Dominique